Congrès International sur la Valorisation et la Préservation de la Biomasse


05 & 06 Novembre 2017 - Boumerdès/Algérie 


Congrès International sur la Valorisation et la Préservation de la Biomasse


05 & 06 Novembre 2017 - Boumerdès/Algérie 


IC-VAPB 2017


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Conférenciers



Pr. Sid Ahmed FERROUKHI

Enseignant & Chercheur Associés
Agro-Economiste
Ecole Nationale Supérieure Agronomique ENSA-Alger
Centre de Recherche en Economie Appliquée du Développement CREAD

Les enjeux de la préservation et la valorisation de la biomasse pour la sécurité alimentaire en Algérie.




le résumé sera disponible plus tard...



Pr. Safia HAMOUDI

Département de Sols et Génie Agroalimentaire de l’Université LAVALl, Canada

Valorisation de sous-produits agroalimentaires en produits à haute valeurs ajoutées : Exemple du lactose et des huiles végétales usées

La valorisation de la biomasse représente une voie de choix pour contrer la consommation effrénée des ressources naturelles non renouvelables. Les activités agroalimentaires en général génèrent des volumes importants de sous-produits divers dont il faut disposer d’une façon judicieuse afin de préserver l’environnement d’une part, et de donner une plus-value à cette biomasse d’une autre part. Dans cette présentation, il sera question de deux exemples de travaux de pointe de valorisation de sous-produits agroalimentaires entrepris dans nos laboratoires, à savoir, (i) la valorisation du lactose en acide lactobionique ainsi que (ii) la valorisation des huiles végétales usées en agrotensioactifs éco-compatibles via des technologies de transformation vertes.

En effet, le lactose, un sucre présent dans le lait, est un composé majeur du lactosérum, principal sous-produit de la production de fromage. L'estimation du surplus de lactose est d'environ 1,2 million de tonnes / an dans le monde. Seul un petit pourcentage de ce montant est utilisé davantage. Le reste, s'il est éliminé dans les flux de déchets, peut créer des problèmes environnementaux en raison de sa forte demande biologique en oxygène. Avec des réglementations et des restrictions environnementales de plus en plus sévères, de nouvelles voies pour une utilisation accrue du lactose doivent être explorées. Le lactose représente une ressource renouvelable intéressante pour la synthèse de glucides et de dérivés à haute valeur ajoutée. L'acide lactobionique (ALB) présente des propriétés chélatantes intéressantes. C'est un ingrédient puissant pour la conservation des organes pendant le transport. En outre, il représente un nouvel ingrédient dans les produits de soins de la peau présentant de puissantes propriétés antioxydantes et humectantes. Le but de ce premier travail est de produire sélectivement l’acide lactobionique pour des applications thérapeutiques et pharmaceutiques grâce à l'oxydation partielle du lactose en présence de catalyseurs mésoporeux.

Par ailleurs, les tensioactifs sont des composés non toxiques formant des agencements supramoléculaires qui leur donnent un potentiel d'application dans les domaines pharmaceutique et médical. Leur synthèse actuelle utilise des solvants non tolérables pour les applications pharmaceutiques et médicales et nécessite plusieurs étapes complexes et coûteuses pour leur mise en oeuvre. La métathèse catalytique utilisant de nouveaux catalyseurs hétérogènes solides, actifs et sélectifs en combinaison avec l'estérification enzymatique est considérée comme une approche verte novatrice attrayante. L'objectif général de ce deuxième travail est la synthèse d'une nouvelle génération d'agents tensioactifs pour des applications pharmaceutiques et médicales utilisant des huiles végétales recyclées ou usées et le lactose via la réaction de métathèse catalytique.



Dr. Faten BEN ABDELKADER

Experte dans le projet Mediterranean CooBEEration cofinancé par l’Union Européenne

Inventaire des insectes pollinisateurs dans une zone dégradée et rôle de l’abeille domestique dans la revalorisation de la biodiversité de cette zone.

Quatre vingt % des cultures à travers le monde sont dépendantes de l’activité des insectes pollinisateurs, au premier rang desquels les abeilles.

Les cultures qui dépendent des pollinisateurs assurent plus d’un tiers, en tonnes, de la production mondiale de nourriture. Toutefois peu d’attention est accordée à la contribution de l'abeille envers les plantes sauvages, qui constituent l équilibre de l’écosystème de notre environnement et représentent une protection essentielle contre l'érosion, la désertification et le réchauffement climatique. Les abeilles, pourraient agir comme pollinisateurs même là où les sources de nourriture sont rares, compensant ainsi le manque ou l'absence de pollinisateurs sauvages causée par des conditions environnementales particulièrement négatives.

Ce travail entre ans le cadre du projet Méditerranean CooBEEration qui a pour objectif de mettre en évidence l’importance des insectes pollinisateurs et de la flore spontanée dans un écosystème et de déterminer le rôle de l’abeille domestique dans le maintien de la biodiversité et la revalorisation des zones dégradées.

A l’issue des travaux réalisés, on a pu montrer que l’abeille mellifère joue un rôle primordial dans la valorisation de la zone dégradée en favorisant la compétitivité entre les autres insectes pollinisateurs. Elle présente un pouvoir pollinisateur sans égard.



Pr. Boumédiène BENYOUCEF

Directeur Division/Unité de Recherche Matériaux et Energies Renouvelables
Faculté des Sciences- Université Abou-Bekr Belkaid- TLEMCEN/Algérie.

Conception de nouveaux matériaux pour un environnement propre.

Les matériaux utilisés dans les industries nucléaires, pétrochimiques et des énergies renouvelables, doivent actuellement répondre à de nouvelles exigences en terme d’éco-activités et de productivités assurant une durabilité énergétique. La réponse peut être apportée par le génie des procédés répondant à de nouveaux critères dans :

  • La production (traitement des rejets, matériaux moins polluants.
  • L’usage : moindre émanation d’effluents gazeux (CO2), matériaux moins dégradables …
  • L’après usage : récupération et retraitement des matériaux.

La gestion durable de ces matériaux, aussi bien dans le monde de l’énergie que dans celui de la chimie, est liée au suivi des matériaux après usage.

Les hautes technologies (micro et Mano technologies) et la chimie de synthèse redéfinissent d’autres échelles de qualité environnementale.

Dans le monde de la production d’énergie, où la préoccupation majeure réside dans la réduction des émissions à effet de serre et la rationalisation de l’efficacité énergétique, les matériaux doivent obéir à de nouvelles normes :

  • Utilisation des piles à combustibles avec reformage et la production de l’hydrogène, vecteur en énergie renouvelables.
  • Traitement et stockage des matériaux nucléaires et des déchets qui en résultent.

Dans le domaine de la biotechnologie, de la pharmacie, la problématique réside dans l’utilisation de :

  • Microcomposants électroniques.
  • Les composants micro -fluides.
  • Les bio-puces (puce à ADN)…

La double préoccupation est ici orientée vers une moindre toxicité (avec une synthèse des produits dangereux) couplée à une miniaturisation. L’éco-conception des procédés et des matériaux ainsi que les traitements physico-chimiques et de dégradation biologique, sont gérés par simulation et modélisation de fonctions de pilotage, de planification et de fiabilité, pour un développement harmonieux et durable avec un environnement propre.

A cet effet, dans le domaine des énergies renouvelables, des actions prioritaires sont à mener telles que :

  • Recherche et développement sur l’Hydrogène et les piles à combustibles.
  • Maîtrise de la chaîne CO2 : amélioration de la combustion, capture et stockage du CO2.
  • Programme de Recherche / Formation sur l’énergie photovoltaïque et photothermique.
  • Intégration des énergies éolienne, géothermique, de biomasse.
  • Maîtrise de la consommation énergétique dans le bâtiment : Matériaux et architecture à améliorer.
  • Potentiel biomasse pour le secteur des transports.
  • Fonctionnalisation et propriétés électroniques des nanotubes de carbone pour les piles à combustibles.
  • Photovoltaïque intégré au bâtiment :Briques Photovoltaïques (matériaux céramiques) destinées à la construction et de Conception Céramique.
  • Conception de nouveaux matériaux :
    • - Matériaux à base de silicone
      - Semi-conducteurs chalcogénures
      - Nanostructures
      - Matériaux organiques
      - Cellules photo électrochimiques à colorant
      - Cellules solaires hybrides
      - Nouveaux systèmes hybrides et intelligents
      - Films minces et matériaux nanostructurés



Dr. Mohamed BECHERIF

Ambassador of the region Nord-Franche Comté-France
Head of the Grid and Energy Conversion division of the Energy Department
Associate Professor, HDR
Research Federation FC LAB - FR CNRS 3539
Femto-ST UMR CNRS 6174
University of Technology of Belfort-Montbéliard

Solar PV as an alternative solution.

L’énergie solaire est l’énergie la mieux répondue, et de manière équitable, sur la terre. Les cellules photovoltaïques permettent de convertir l’énergie des photons en une énergie électrique. Cette dernière ne peut être stockée dans la cellule et doit donc être utilisée soit au fur et à mesure de sa production ou stockée dans des systèmes de stockage de l’énergie électrique, typiquement des batteries.

Cette présentation plénière explique le fonctionnement des panneaux solaires, le couplage des panneaux et ce jusqu’aux systèmes à panneaux solaires.

Les principaux problèmes scientifiques et technologiques faisant face aux panneaux solaires seront relatés.

Une discussion autour du dimensionnement et des aspects technico-économiques sera également à l’ordre du jour.



Pr. Abdellahi Mohamed Vall HMEYADA

Ecole Normale Supérieure de Nouakchott, Mauritanie .

Panorama des services écosystémiques des Zones Humides Continentales (ZHC) en Mauritanie.
Quels enjeux pour la préservation et la restauration de ces milieux naturels ?

Les écosystèmes ZH sont de formidables réservoirs biologiques et les joyaux du patrimoine paysager en zone saharo-sahélienne. La présente étude a pour objectif, d’une part, de caractériser les eaux de certaines zones humides continentales, et d’autre part, de déterminer la biodiversité de cet habitat aquatique et des services écosystèmiques des ZHC en Mauritanie. Les analyses physico-chimiques, effectuées en 2015-2016, (humide-fraîche, sèche-chaude), expriment les qualités d’une bonne eau, favorable à la vie aquatique quelque soit la période de l’année. L’installation et le développement de la biodiversité dans ces zones humides connaissent leur apogée au cours de la période chaude et sèche. C’est au cours de cette période que la biodiversité faunistique et floristique augmentent au moment où les eaux diminuent sous la pression de l’évaporation, de l’infiltration et de la consommation anthropozoogène. Les services écosystémiques de ces zones humides continentales, qui survivent aux impacts des changements climatiques, constituent des sources de survie des populations en zone subsaharienne et appellent des mesures urgentes de gestion participative, de préservation et de valorisation.

Mots-clés : Zones humides continentales, paramètres physico-chimiques, Biodiversité, le bien-être humain, Mauritanie.



Mr. Salah CHOUAKI

Directeur Adjoint
Institut National de la Recherche Agronomique d'Algérie (INRAA), Algérie .

Sécurité alimentaire et Ressources génétiques

Le concept de sécurité alimentaire est récent (40 ans) et le droit à la sécurité alimentaire pour une nation n’a été explicitement reconnu par tous qu’à l’occasion du Sommet Mondial sur l’Alimentation de 1996. Alors que le droit à l’alimentation a été reconnu par la charte universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948.

La généralisation de l’usage du concept durant les quatre dernières décennies est liée à la sous-alimentation et la malnutrition de la majorité des populations des pays du Tiers-Monde.

C’est pourquoi la sécurité alimentaire a été plutôt approchée en termes quantitatifs comme dans la définition donnée par la Déclaration de Rome à l’issue du Sommet Mondial sur la sécurité alimentaire mondiale de novembre 1996 :

« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active ».

La crise alimentaire mondiale de 2007-2008 a mis en évidence la vulnérabilité de l’Algérie en matière de couverture des besoins alimentaires de base par la production nationale et le poids financier considérable des importations en temps de crise mondiale.

Aussi, pour supprimer les causes de cette vulnérabilité, et pour la première fois depuis l’indépendance, la souveraineté alimentaire est désormais explicitement considérée comme un objectif stratégique pour la Nation.

La recherche d’une sécurité alimentaire impose à la nation la mise en pratique d’une véritable stratégie agroalimentaire qui intègre des actions, des moyens, des mécanismes très variés. Elle peut assoir sa stratégie sur trois facteurs déterminants :

  • La richesse de la biodiversité,
  • L’importance de la population,
  • L’expérience non négligeable.

Les pays en voie de développement et notamment les pays africains et de l’Amérique Latine ont compris que l’objectif de la sécurité alimentaire ne peut être atteint que par la valorisation de leurs ressources génétiques et particulièrement dans le contexte des changements climatiques.

De la CDB au Protocole de Nagoya les pays en développement s’organisent, se concertent et font franc pour éradiquer autant soit peu le bio-piratage et tirer avantage de leur biodiversité (or vert) et des savoir-faire associés. Le concept de sécurité alimentaire voir de souveraineté alimentaire est indissociable de la valorisation du matériel génétiques local adapté. L’enjeu des ressources génétiques reste fort important au niveau international, c’est la clé de voute de la sécurité alimentaire pour les pays en développement.

Mots-clés : Sécurité alimentaire, souveraineté alimentaire, ressources génétiques, bio-piratage, changement climatique, pays en développement.



Dr. Sofiane AMARA

Maître de Conférences
Département de Physique, Faculté des Sciences
Université Abou Bekr Belkaid - Tlemcen, Algérie .

Pourquoi les énergies renouvelables ?
Sensibilisation vers la transition énergétique.

Les changements climatiques et la nécessité de gérer les réserves de combustibles fossiles qui diminuent sont aujourd'hui deux des plus grands défis auxquels la planète est confrontée. En effet, l’heure est propice aux bilans surtout sur ce dernier siècle qualifié de technologique, voire matérialiste. Des termes surgissent couramment dans la littérature tant profane que spécialisée. Notamment :

  • Le développement économique et sa disparité mondiale,
  • Les ressources énergétiques et leur pérennité,
  • L'environnement et son devenir.

Il n'est pas étonnant de regrouper ces mots car le développement économique, les ressources énergétiques et l'environnement sont inextricablement liés. En effet, le développement économique entraîne des exigences grandissantes de la société dans sa course vers l'amélioration de son bien-être. En parallèle, une sensibilisation sur l'épuisement des ressources énergétiques se développe dans cette même société. Le développement économique, avec une utilisation intensive et souvent irrationnelle des énergies, met en péril notre écosystème.

Au-delà des enjeux internationaux (COP 21) dans l’objectif de limiter le réchauffement mondial à 2°C. Afin de garantir un avenir meilleur pour les générations à venir, il est généralement admis que nous devons agir maintenant pour réduire la consommation d'énergie, réduire considérablement les gaz à effet de serre en utilisant les énergies renouvelables et la sensibilisation aux économies d’énergie tel est l’objectif de cette présentation.

Mots clés : Changements climatiques, émission du CO2, économie d’énergie, énergies renouvelables, sensibilisation